Fin de vie : l'urgence

France 3 Bourgogne Franche Conté

Laure Hubidos, présidente du Collectif national des Maisons de vie, invitée du Choix de la rédaction, nous explique pourquoi selon elle il y a urgence à créer des Maisons de vie, lieux alternatifs entre l'hôpital et le domicile pour les personnes en fin de vie ou pour des périodes de répit lors d'une grave maladie.

Laure Hubidos pionnière des maisons de vie

C’est sous son impulsion qu’est né en 2011 à Besançon, pour la première fois en France, un établissement d’accueil de personnes en fin de vie. Alors que la Convention citoyenne doit rendre ses conclusions, Laure Hubidos saisit le gouvernement pour qu’un cadre juridique et financier soit fixé, facilitant la multiplication de ce type de structures

« Etre gravement malade ne veut pas dire qu’on va mourir demain ». Pour Laure Hubidos, cette phrase résonne comme une évidence. Les ultimes semaines, les derniers mois peut-être, des personnes se sachant condamnées, méritent d’être vécus. Et bien vécus. A cette évidence, qui, constate-t-elle, n’est pas forcément partagée par tous, la Bisontine a consacré une partie de son existence. « Une sorte de vocation », résume celle qui fut, très jeune, confrontée à la mort. Elle perd sa mère à l’âge de 4 ans, son père alors qu’elle vient de fêter ses 30 ans, sa mère adoptive à 38 ans. Elle-même, dans la vingtaine, est sauvée

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Laure Hubidos, Présidente du Collectif nationale des Maisons de vie, vient de publier une tribune dans le quotidien Libération. La Bisontine interpelle le gouvernement pour que les maisons de vie, lieux alternatifs entre l'hôpital et le domicile destinés aux personnes en fin de vie ou pour des séjours de répit, puissent se développer en France.